Les petites pierre de Daï Shihan III : le Nanbudo, POUR LE PLAISIR !

Suite à trois stages, en France et ailleurs, Carel Stéphane Daï Shihan, nous donne son sentiment sur la vitalité de la pratique dans le Nanbudo.
 
Petit retour sur 3 évènements auxquels j’ai participé en mars-avril, stage international à Huesca, stage à Casablanca et stage en Ile de France : trois stages qui n’ont rien à voir les uns les autres et pourtant trois stages qui témoignent de la vitalité de l’enseignement de Doshu Soke Nanbu.

A chaque fois j’ai vu des nanbudokas travaillant fort, attentifs, en recherche de sens, respectueux et reconnaissant envers Nanbu Doshu Soke quelque soient leurs nombres d’années de pratique et leur âge. A chaque fois j’ai vécu des émotions et des moments de bonheur.

Au stage de Huesca, la participation très nombreuse à demandé beaucoup de talents d’organisation à Marriano Carrasco Daï Shihan, Alma et toute leur équipe avec une qualité d’accueil, une disponibilité souriante à toute épreuve.

La conduite du stage de Nanbu Doshu Soke , le plaisir qui s’en dégage mais aussi la volonté de mieux faire sous son regard, le respect et la reconnaissance qui s’exprime à son égard, le nombre de nanbudokas qui se déplacent pour travailler sous sa houlette, tout cela est vraiment impressionnant.

Et puis que d’émotion pour les grades remis par Doshu Soke a beaucoup de nos amis espagnols et bien sûr à Serge Salvai dorénavant Daï Shihan.

Au Maroc, ils se sont battus contre vents et marées pour continuer à pratiquer le Nanbudo de Nanbu Doshu dans le cadre de la WNF, ils se sont soudés contre l’adversité, ils ont trouvé les solutions permettant de pouvoir pratiquer plus sereinement, avec beaucoup de jeunes professeurs, avec une volonté de développer le Nanbudo partout.

Sourires, bienveillance, gentillesse, accueil chaleureux ne doivent pas faire oublier la qualité de la pratique du Nanbudo qui s’y développe.

En Ile de France, ce sont 8 clubs avec des femmes et des hommes enseignants remarquables dans leur entraide entre clubs que ce soit aux niveaux des professeurs comme au niveau des élèves. Ça cherche, ça échange, ça partage sans dogmatisme et dans la bonne humeur.

A chaque fois ça va trop vite, à chaque fois la difficulté de se séparer, à chaque fois la volonté de déguster, ce qui m’est possible maintenant, ne retournant pas après le stage dans un univers trépident de transport, de travail etc…

Je ne peux que souscrire à ce passage du livre de Roland Habersetzer qui a pour titre : » Fondamentalement MARTIAL ? Matières à réflexion sur les arts martiaux » aux éditions Budo Editions

Il écrit : « Si vous voulez vraiment aller au fond des choses, allez en stage, chaque fois que vous le pourrez. Il apporte toujours quelque chose, même si ce gain n’est pas toujours spectaculaire. Evidemment, en ces temps pragmatiques, se pose la question du fameux rapport investissement -rendement…Pour chacun ce rapport change avec le temps et la progression. Mais un stage dirigé par quelqu’un de responsable et de sincère est toujours source d’intérêt et de progrès. Simplement, acceptez de ne plus juger sur les mêmes critères à vingt ou à quarante ans. Le temps vous a changé, et vous changera encore. Sachez évoluer tout en gardant l’esprit de découverte du jeune débutant. Car sinon le temps vous rattrapera d’un seul coup…Gardez pour vous ces états d’âme négatifs et si corrosifs sur votre entourage, si vous ne voulez plus être jeune mais ne supportez pas de vous découvrir vieux. A tout âge, a tout niveau, un stage, à condition de le vouloir vraiment, de ne pas vous disperser et de ne jamais aller jusqu’à l’indigestion, est une démarche enrichissante. Comme une bouffée d’oxygène dont tout le monde à besoin de temps en temps. Pour faire repartir en avant, mieux qu’avant, plus fort, ou autrement. Mais repartir…rester dans la course…

Oui finalement, tout est question de motivation réelle, de force d’engagement. Le reste se résume à de mauvaises excuses. N’écoutez ni les fatigués ni les aigris, ceux qui, jeunes, sont déjà sans âge, et ceux qui, plus âgés, voudraient que tout le monde s’arrête puisqu’ils sont déjà arrêtés… »

Alors, nous nous retrouvons à un prochain stage ?


Carel Stéphane Daï Shihan

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